Le journal d’une femme de chambre, 1946

The diary of a chambermaid

Jean Renoir

Connaît-on vraiment le cinéma du patron?

Au milieu de son exil américain et avant son voyage en Inde, Renoir Jean inventa le film français parfait. L’étrangeté de l’objet provient du fait qu’il s’agit également d’un grand film américain…

Production indépendante, ce film donne néanmoins à voir l’industrie hollywoodienne dans ce qu’elle a de plus flamboyant.  A Renoir la photo expressionniste, le décors cerveau, les seconds rôles les plus brillants et la star magnifique, Paulette Goddard.

Beaucoup de glamour et de perfection technique, voilà qui n’est pas si Renoirien, lorsque l’on pense que ses premières critiques l’accusaient de faire n’importe quoi. Le cinéaste y apporte du désir et de la bêtise. Le destin de sa femme de chambre sera donc cruel, pour elle comme pour ceux qui la croisent.

Renoir semble répondre à Griffith qui traitait la révolution française comme une catastrophe. Ironiquement, ses bourgeois refusent de voir que la règle du jeu a changé et ferment leurs volets au 14 juillet. Le monde évoluera sans eux, et sans le peuple qui ne rêve que de leur ressembler. Pour l’héroïne, changer de classe n’est pas une lutte, c’est sa vie. La femme de chambre n’est pas une révolutionnaire, c’est une sauvage…

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 13 juin 2011.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s