Gherkins, a natural history, 2005

Gherkins, a natural history
Christian Gonzenbach

C’est un film à la fois fort inquiétant et bien reposant.
Le pire est passé, nous voilà rassurés : les hommes ne sont plus. Tels les 7 premiers passagers du Nostromo ou Jonas refusant de sortir de la baleine, l’humanité a déserté le monde.
A leur place, l’artiste Gonzenbach imagine une société de cosses verdâtres qui n’ont d’autre activité que de gérer leur propre reproduction.
Du vert, du blanc. Des cornichons et des bocaux. Rien de plus pour figurer un univers doucement monstrueux que n’aurait pas renié Aldous Huxley. Ici, les légumes sont leurs propres jardiniers.
«Gherkins, a natural history» ne passe pas au cinéma mais dans les musées, seuls capables de recevoir sa projection illimitée. Ce film semble s’autogénérer comme les cornichons verticaux cultivent leurs semblables, couchés dans des couveuses/vivariums. Une société qui se nourrit de ses rejetons ne peut se permettre de ne plus enfanter !
«Gherkins» est vraiment reposant. C’est un film sans parole qui n’a pas de fin. Comme le mal, comme l’aliénation, comme l’horreur…
Inhumain, vraiment?

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~ par 50 ans de cinéma sur 9 juin 2011.

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