La perle, 1945

La perla
Emilio Fernandez

Adapté de Steinbeck par l’un des maîtres du mélodrame mexicain, «La perle» se dévoile, tout d’abord, maladroitement, comme un conte moral édifiant.
Progressivement, Fernandez nous amène toutefois à penser qu’il préfère la peinture à la littérature.
Bien sûr, les pêcheurs découvrant une perle dans une huître connaîtront le destin tragique des pauvres, dignes et  mal préparés aux perversités de la richesse. Mais le cinéaste laisse cette histoire à sa place de modeste fable. Pour lui, le grondement des vagues et du vent ont un intérêt autrement plus cinématographique.
Les personnages se taisent au fur et à mesure que le panthéisme gagne le film. La nature et le cosmos se révèlent bien plus vastes que les tourments humains. La mer et le soleil n’ont que faire de la dignité ou de la perversité.
Alors quand les pauvres pêcheurs se tiennent la main sans avoir pu sauver leur enfant, le mélodrame devient magnifique.

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~ par 50 ans de cinéma sur 22 mai 2011.

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