La bandera, 1935

La bandera
Julien Duvivier

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Comme une répétition avant «Pépé le Moko», «La Bandera» rappelle à Gabin qu’il ne peut échapper à son destin de héros tragique. Le monde, pour lui, ne peut être que clos, fermé par la tragédie.
L’échappée est pourtant belle. Duvivier tente d’emmener le titi mélancolique vers d’autres espaces que ces quais brumeux où le coincera le cinéma français (parfois pour le meilleur, reconnaissons-le). Et Gabin de se laisser tenter par la grande aventure.
Histoire d’oublier tout passé, ce sera dans la légion espagnole. La poussière et la boue, la poudre et la cendre conviennent parfaitement à l’acteur qui fait de son monolithisme une pure création de cinéma.
Déjà un peu Jean Valjean, son regard souffre d’une trop grande conscience, celle qui rappelle aux hommes la vacuité de leurs promesses comme de leurs mensonges.
Alors, quitte à s’échapper, autant le faire jusqu’au bout, avec classe et sans rancune : sous la mitraille en serrant la main du traître !

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~ par 50 ans de cinéma sur 19 mai 2011.

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