Les 5000 doigts du Dr T, 1953

The 5000 fingers of Dr T
Roy Rowland


Il existe bien des motifs pour être reconnaissant envers le film de Roy Rowland.

Remake en Technicolor du «Cabinet du docteur Caligiari», il invente les noces de l’expressionnisme gotique avec la palette acidulée de Walt Disney. Mad magasine venait de naître et n’aurait pu rêver plus belle transposition sur grand écran. Les aventures du cancre qui s’ennuie durant ses leçons de piano, pendant masculin d’Alice, se présentent comme la soupe primaire du cinéma psychédélique.

Quelques papes de la pop s’y ressourceront : Tim Burton songea longuement à un remake pour finalement le piller éhontément dans son adaptation piteuse de «Charlie et la chocolaterie»; Matt Groening inventera comme Némesis à son Bart à lui (le fils d’Homere, oui) le fou chantant Tahiti Bob alias Bob Terwilliger (le véritable nom du docteur T dans le film, CQFD).

Par ailleurs, au delà de son influence camp et de son graphisme débridé, «Les 5000 doigts du docteur T» touchera quiconque a souffert de la cruauté des leçons de piano, c’est à dire de la confrontation entre la beauté que l’on désire et l’ingrate discipline que nécessite sa réalisation.

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~ par 50 ans de cinéma sur 17 avril 2011.

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