Ghost Dog, la voie du samouraï, 1999

Ghost Dog, the way of the samuraï
Jim Jarmusch

Il nous a encore bien eu ! Le film pop ultime se faisait attendre, Hollywood ne parvenait pas à digérer intelligemment les fulgurances de HongKong … bref, le cinéma était à la ramasse par rapport à la musique.
Le ciné-sampling, annoncé par les clips, la pub et l’art contemporain, tardait à trouver une forme fédératrice.

La première grande réussite viendra d’un intello sapé comme un rocker vintage, Jim Jarmusch. Combien de petits malins de la série B post Tarantino ont dû avaler leur cigare en visionnant « Ghost Dog », film évident aujourd’hui, mais auquel fallait-il encore penser.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, Jarmusch y a pensé.
Trop vieux pour s’abandonner à des considérations nerds, le réalisateur de « Dead man » a raisonné en cinéaste et non en collectionneur. Si le film mixe « Rashomon » et RZA, Seijun Suzuki et la famille Soprano, Tex Avery et le Bushido, l’univers est absolument Jarmuschien.
Avec des ingrédients de série B destroy, l’homme offre un conte délicatement groovy. Il réalise une réflexion mélancolique sur le cinéma, les mythes populaires, l’Amérique contemporaine et New-York. Avec son flegme habituel, il emmène ainsi l’idée de film pop vers la maturité.

En gros Bouddha mutique, Forest Whitaker arpente le Bronx en observant les pigeons et porte un katana dont il use à la perfection. Il sait que la mafia italienne a mis un contrat sur sa tête… mais il reste cool !

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~ par 50 ans de cinéma sur 24 février 2011.

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