Le chien des Baskerville, 1959

The hound of the Baskervilles
Terence Fisher

C’est une grande terreur d’enfant. De celles qui laissent souvent place à un ricanement lors des revisions.
Je ne devrais plus marcher devant « Le chien des Baskerville ». D’abord parce que l’univers matheux de Conan Doyle me laisse froid, ensuite parce que je n’aime pas la Hammer.

Le studio anglais a toujours été vanté pour des productions dont les affiches sont plus belles que les photos de tournage et les photos plus belles que les films eux-même.
Difficile d’échapper au sarcasme quand Christopher Lee (un génie par ailleurs) manque de se prendre les pieds dans sa cape de vampire au milieu de décors aussi troublants qu’une cantine d’hôpital.

La peur chez Hammer c’est une garantie de rire. Lorsque Polanski s’est essayé à en parodier le style, dans « Le bal des vampires », il n’est jamais aussi comique qu’un métrage comme « Les vierges de Satan ». On jurerait que les Monty Phytons leur doivent beaucoup.
Alors ce chien…

Je salue les qualités du meilleur artisan maison, Terence Fisher, et les talents conjugués des 2 stars les plus emblématiques du studio, Christopher Lee et Peter Cushing. Puis, une photo soignée, loin de la lumière télévisuelle habituelle, emmène le métrage vers des atmosphère oniriques vraiment malaisantes.

Enfin, me troublent la lande infinie, les hurlements la nuit, le tableau manquant (oui, comme dans « Profondo rosso »)… satanés souvenirs d’enfance !

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~ par 50 ans de cinéma sur 15 février 2011.

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