La planète des singes, 1968

Planet of the Apes
Franklin J. Schaffner

Tout commence par quelques notes dissonantes.
Fermez les yeux et vous imaginerez un primate cherchant son équilibre dans le vide.
Pour moi, « Planete of the apes » est la plus belle partition de Jerry Goldsmith. Sublime sur tout le métrage, elle peut dignement entrer au Panthéon de la musique contemporaine grâce à la plage d’ouverture : un big bang reconstruit par un sifflement guilleret entouré de percussions terrifiantes.
Le panthéisme et le Chaos, soit l’hypothèse de la non humanité, contrepoint génial au plan culte qui clôt le film.

Car, après ces notes, se déroule un film.

A cet époque, James Bond nous avait déjà apporté aventures, sadisme et tempo pulsionnel. L’adaptation du roman de Pierre Boulle y ajoute le vertige et les poils.

Puissante épopée avec des gens en costumes de plastique, « La planète des singes » reste grande. Tous les recoins n’en n’ont pas été explorés. Le film atteint le zénith de la pop culture par son iconographie malade et l’évidence avec laquelle il triture les plaies de l’empire occidental, soumis à cette même pop culture.

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~ par 50 ans de cinéma sur 1 février 2011.

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