Rafles sur la ville, 1958

Rafles sur la ville
Pierre Chenal

RAFLES--1-

Afin de présenter Pierre Chenal aux cinéphiles oublieux, il est de bon ton de rappeler que Godard en personne avait fait l’éloge de son artisanat sec qui le rapprochait des petits maîtres américains.
Pas un mince compliment au sein des « cahiers du cinema ».

Ledit Godard s’est fendu, un jour, d’un courrier pour refuser une distinction lors d’un festival new-yorkais.
Entre quelques provocations, qu’il paye encore parfois, il invoquait son échec de n’avoir pu réaliser « Le mépris » avec Kim Novak et Frank Sinatra.
La réaction m’avait interloqué puis en découvrant « Rafle sur la ville », j’ai compris que ce « Mépris » fantasmé existait déjà : le polar « Hard boiled » où l’asphalte parisien
devient enfin une véritable jungle, où Michel Piccoli incarne une brute intelligente digne des romans de James Ellroy, où la garce de service ne se demande plus si ses fesses sont belles…
Ce polar a été réalisé par un artisan sec, auquel on devrait rendre hommage plus souvent : Pierre Chenal.

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~ par 50 ans de cinéma sur 30 janvier 2011.

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