Pour aller au ciel, il faut mourir, 2006

Bihisht faqat baroi murdagon
Djamshed Usmonov

Voici une oeuvre qui ressemble à l’endroit d’où elle vient : nulle part !

Comme la plupart des anciennes dépendances de l’URSS, le Tadjikistan constitue, à nos yeux d’occidentaux, un néo far west.

Le film d’Usmonov parcourt ainsi la steppe s’arrête parfois dans des villages pauvres où les hommes suivent à cheval leurs maigres troupeaux de chèvres. Ils rencontrent d’autres hommes qui brandissent des portables et des kalachnikovs en sortant de 4×4 rutilants.

Le cinéaste prend acte de la géographie qu’il parcours et de l’histoire qui l’anime. Il filme un conte initiatique dans lequel un jeune homme se doit de rencontrer une jeune fille. Comme dans les déserts torturés de son pays, le récit prendra des routes sinueuses avant de lui permettre d’atteindre son objectif.

Pantin animé par des divinités farceuses, le héros accomplira son destin, tuant l’ogre et le père, sans jamais le faire exprès, toujours pétri d’une perplexité mélancolique, celle qui accable l’homme trop petit pour les paysages infinis et les guerres interminables.

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~ par 50 ans de cinéma sur 15 janvier 2011.

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