Fargo, 1996

Joel et Ethan Coen

Les terres enneigées du Dakota ont vu naître les frères Coen. « Fargo » serait-il un retour foetal ? Il est bien plus. Il semble que le duo de cinéaste ne se soit emparé de cette histoire que pour filmer la neige.
Après la page blanche qui obsédait le scénariste « Barton Fink », les réalisateurs se confrontent à leur tour aux étendues immaculées comme métaphore du vide qui les fascine depuis leurs débuts.

Ici, aussi, des personnages stupides se perdent et se tuent à cause de complots mal calculés et de hasards malheureux. A la fin le survivant devra planquer le magot.
Quoi de mieux qu’un champ recouvert d’un voile blanc ? Le cinéma des frangins brillants pourrait se résumer au regard abruti de Steve Buscemi réalisant qu’il ne retrouvera pas son argent s’il le cache trop bien.

Pauvres imbéciles que nous sommes, il faudra nous débrouiller avec ça !

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~ par 50 ans de cinéma sur 13 janvier 2011.

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