Crimes et délits, 1990

Crimes and misdemeanors
Woody Allen

Woody, c’est un fantasme pour des types comme moi. Une certaine idée de la masculinité triomphante, de la lose magnifique, un juif maudit qui rigole de son sort, un intello complexé par les intellos… et parfois un moraliste.

Il est tout à la fois, ici, tout en restant délicatement en retrait comme le témoin amusé d’une histoire triste. Car s’il y eut Woody le clown des années 70 qui n’a pas toujours bien vieilli, s’il y eut Woody l’Auteur des années 80 (parfois étriqué), dans « Crimes et délits » opère Woody Allen, grand cinéaste pour l’éternité.

Woody torture donc quelques personnages sympathiques parce que l’un d’entre eux (étonnant Martin Landau) a commis un acte horrible. L’homme de foi perd la vue, les requins du spectacle réussissent à passer pour de grands créateurs, les femmes les plus pures se retrouvent avec les hommes les moins scrupuleux, les gangsters font leur boulot… et les juifs intellos new-yorkais se réfugient dans de vieux cinoches pour se donner l’illusion d’y comprendre quelque chose.

Woody est peut-être plus qu’un fantasme, un miroir ?

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~ par 50 ans de cinéma sur 31 octobre 2010.

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