M*A*S*H, 1970

M*A*S*H
Robert Altman

C’est un film de branleurs, mais sans doute le meilleur dans son genre, celui qui apporte de la grandeur à la grivoiserie.

Les protagonistes enchaînent les opérations à coeur ouvert pendant la guerre de Corée. Il serait un peu bégueule de leur reprocher de déconner entre 2 giclées de sang.

Grand film de caserne, « M*A*S*H » est l’ancêtre secret de bien des sitcom irrévérencieuses (il a eu la sienne, bien sûr). Foisonnant, rapide et inspiré, il constitue une série en un seul film!

Tout de même, comme c’est un peu notre boulot, nous chercherons de la gravité là où il n’y en pas, notamment chez Robert Altman.

Il n’est pas interdit, en effet, de penser que le film est d’un grand réalisme derrière les blagues parce que son réalisateur a lui-même connu la guerre. On peut aussi accorder sa drôlerie au cynisme désabusé d’un homme qui aura de plus en plus de mal à ne pas ricaner de ses personnages.

Ce que nous pensons n’est sans doute pas faux, mais cela ne nous emmène pas loin. Faut-il analyser « M*A*S*H »? Les clefs sont données dès le départ, comme le héros embarque dans une jeep boueuse dès son arrivée sur le front.

Eros et Thanatos ? !
Altman nous enverrait par terre d’une tape dans le dos! Peut-être nous inviterait-il après à boire une bière, histoire de rigoler un peu avant que quelque chose d’affreux n’arrive…

(voir aussi The Player, 1992)

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~ par 50 ans de cinéma sur 26 octobre 2010.

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