Le fleuve sauvage, 1960

Wild river
Elia Kazan

Depuis sa néfaste participation à la chasse aux sorcières de McCarthy, Kazan peut en imposer dans le registre de l’artiste rongé par la culpabilité. Il le fait très bien et s’offre même comme le passeur idéal pour nos sentiments torturés.

Beau film d’homme impuissant, « Le fleuve sauvage  » concentre toutes les contradictions de son auteur, à travers le jeu fiévreux de Montgomery Clift, autre grand torturé du cinéma.

Comme les défis impossibles sont les plus nobles, les zones d’ombres captivent mieux la caméra. Kazan envoit son fragile comédien affronter la nature et la mère, dompter un fleuve et arracher une vieille femme à sa terre. C’est le film d’un échec, un combat sublime qui ne peut se terminer qu’à genoux, humilié mais grandi d’avoir été au bout.

J’ignore comment Elia Kazan se bat avec sa conscience mais je suis heureux qu’il ait continué à se battre pour faire des film.

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~ par 50 ans de cinéma sur 23 octobre 2010.

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