Claire Dolan, 1998

Claire Dolan
Lodge Kerrigan

L’histoire est bien banale : une prostituée de luxe, un proxénète énigmatique, elle rencontre un homme différent, pense à s’échapper, destin tragique des filles de joie.

Heureusement, Lodge Kerrigan parle finalement d’autre chose. Filmant les quartiers chics d’une capitale occidentale comme il avait investi le no man’s land de « Clean shaven », il crée un territoire fantômatique habité par des pantins.
Claire ressemble à l’un des répliquants de « Blade runner », poupée high tech dévolue au plaisir d’hommes raffinés. Professionnelle pas franchement triste, elle est seulement, parfois, atteinte par la langueur du film. Kerrigan semble imposer un ralentissement comme pour proposer à son héroïne une dernière chance de liberté.

L’androïde Claire Dolan est bien programmé, il n’a que faire de liberté.

Mais le personnage Claire Dolan est interprété par Katrin Cartlidge. La grâce hiératique de la comédienne et sa légère coquetterie dans l’oeil offrent une déviance subtile qui ouvre une voie ténue, un fil de vie dans cet univers glacé.

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~ par 50 ans de cinéma sur 17 octobre 2010.

Une Réponse to “Claire Dolan, 1998”

  1. Claire Dolan fait partie de mes films préférés. La beauté glacée du film peut rebuter, moi, elle m’envoûte. Katrin Cartlidge et Vincent D’Onofrio sont parfaits.
    Le sourire de Claire à la fin du film me brise le cœur.

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