Dillinger est mort, 1969

Dillinger è morto
Marco Ferreri

A ceux qui préfèrent préparer la nourriture plutôt que la déguster, « Dillinger est mort » pourrait faire office de film culte.
La cuisine est d’ailleurs affaire de temps et de durée, comme le cinéma. Plus tard, Ferreri entraînera ses personnages dans une « grande bouffe » kamikaze, durant laquelle il s’agira de TOUT manger.
Pour l’heure, il en reste au dégoût, à l’aspect chimique de la gastronomie. Tenter un plat, le jeter, puis essayer une nouvelle recette.

Le travail méthodique du temps donne au film une tournure musicale fascinante. Michel Piccoli, suprême, se fait improvisateur virtuose sur les pistes de son malicieux réalisateur.

Longtemps, le désespoir moderne au cinéma fut incarné par le seul Antonioni. A voir un homme s’ennuyer, mitonner un plat, faire l’amour comme on se brosse les dents, manger du bout des lèvres, tuer sa compagne, prendre une douche… on se dit que Ferreri captait, lui aussi, plutôt bien son époque.

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La grande bouffe

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~ par 50 ans de cinéma sur 2 septembre 2010.

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