Le professeur, 1972

La Prima notte di quiete
Valerio Zurlini

Alain Delon joue encore dans des films des années 2000. Je ne les ai pas vu non plus.

Déjà dans les années 90, l’aspect patriarche des stars effaçait l’acteur.

Déjà dans les années 80, le côté Eastwood du pauvre nous éloignait de ce singulier corps de cinéma.

Autant dire que je suis peu contemporains du vrai Delon, l’animal magnétique découvert en ciné club. Pourtant, combien il valait mieux que ses modèles américains d’alors. D’ailleurs, on ne regrette presque rien. Entre Melville et Clément, Visconti et Verneuil, les réalisateurs des 60’s et 70’s nous on procuré nombre d’occasions d’idolâtrer Alain Delon, star éternelle, sans effort.

Tout de même, durant la décennie 70, on sent le comédien saisit d’un lucidité douce amère. Il se dirige alors vers des rôles cassés où sa beauté triomphante est toujours mise à mal par une poisse métaphysique. Cela lui vaudra une légende d’acteur masochiste. Un grand!

Cette année, Valério Zurlini l’emmène sur un terrain dépressif qui lui sied à merveille. Quelques rides et cheveux blancs lui vont bien. Lui, le grand mutique, n’a besoin de guère plus pour créer un personnage de perdant, trop beau pour la peine, trop honnête pour en profiter.

On aimerait qu’il revienne parfois à ce spleen subtil.

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~ par 50 ans de cinéma sur 16 août 2010.

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