La vache et le prisonnier, 1959

La vache et le prisonnier
Henri Verneuil

Dans « Haute fidélité », Nick Hornby se lance dans des top 5 aussi improbables que les 5 chansons de séparation les plus émouvantes…
Je tente le coup de temps en temps avec les films, sans grand succès.

Les résultats sont parfois encore plus incongrus que les défis. Si je devais désigner les plus belles amitiés du cinéma français, Fernandel arriverait en tête avec un net penchant zoophile !
En effet, je me souviens encore avec une larme à l’oeil de ses retrouvailles avec le canasson Ulysse et des ses adieux, pleins de reconnaissance envers Marguerite.

La vache normande est ici un symbole complexe. De ceux que l’on pourrait réduire à l’image d’Epinal d’une France pressée de tourner les pages noires de son histoire. Pourtant, le film trouve dans ce sympathique ruminant un motif visuel troublant. Figure maternelle et emblème national, cette vache est aussi triviale, imposant sa masse lourde comme la mélancolie des antihéros fuyant devant l’aigle allemand.

Verneuil y puise la matière d’un film triste et plein d’humanité fait de peur et d’abandon, où la trogne joviale de Fernandel n’a jamais autant ressemblé à un masque.

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~ par 50 ans de cinéma sur 26 juillet 2010.

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