Aguirre, la colère de Dieu, 1972

Aguirre, der Zorn Gottes
Werner Herzog

Dans l’une des scènes, l’équipage de conquistadores pouilleux tente de faire passer une chaise à porteurs à travers un étroit sentier de jungle. Comme dans une représentation vivante du radeau de la méduse, tous s’effondrent dans la boue. Une main surgit alors du hors champs pour empêcher le véhicule de s’écrouler.

Est-ce la main d’un indien, caché dans l’épaisse végétation?
Celle d’un dieu charitable?
La main du destin peut-être?

Non, c’est la main d’un cinéaste sculpteur qui, dans ses représentations des ambitions humaines les plus folles, fera toujours corps avec la matière qu’il filme.

La musique du film par le groupe Popol Vuh

(voir aussi Les nains aussi ont commencé petits, 1968 et Grizzly man, 2005)

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~ par 50 ans de cinéma sur 1 juillet 2010.

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