Ninja scroll, 1993

Jûbei ninpûchô
Yoshiaki Kawajiri

Les cohortes de fans de « Star Wars » ou du « Seigneur des anneaux » m’amusent. L’incarnation du mot épique au cinéma m’a toujours semblé relever d’une autre époque ou d’une autre latitude.

Pour jouer le cinéphile de musée, j’affirme que les légendes wagnériennes filmées par Fritz Lang sont bien plus belles que les trolls en synthèse de Peter Jackson.

Pour jouer les cinéphiles de salon, j’affirme que les ballets de Tsui Hark enterrent les champs/contrechamps de Georges Lucas.

J’aimerais croire à un fantastique européen mais nous ne pouvons espérer que des réussites ponctuelles. L’usine du merveilleux, de l’horreur et de la science fiction se situe en extrême orient.

Dans les années 90, quelques uns ont même imaginé limiter leur horizon aux mangas, terre fertile pour l’imaginaire et les déviances visuelles. Si je ne les ai pas suivi dans cette exploration, les pépites qui parviennent à mes yeux d’occidental me permettent de garder espoir dans un genre, parfois bien malmené dans nos contrées.

« Ninja scroll » est un film fou.

L’oeuvre de Kawajiri contient de l’héroïsme, du sadisme, des idées barrées, des idées graphiques… le tout restant parfaitement tenu par sens de la cinégénie parfait.

Adulte, on espérait plus une histoire de chevaliers, de quête et de monstres, à la fois mystérieuse et cathartique qui nous emporterait comme nos figurines d’enfance.

Enfant, on avait peut être rêvé de « Ninja scroll ».

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 14 juin 2010.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s